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Prendre « Sa » décision...

J’ai pris ma décision, mais est-ce la bonne ? Je la visualise circulant dans tout mon corps. Oui, pourquoi pas ? Oui c’est la bonne ! Je me sens bien avec et demain je dormirai sur mes deux oreilles en l’appliquant dans ma vie. Mais…



Après l’avoir entérinée, j’ai rangé les autres options dans les tiroirs de ma mémoire, histoire de faire le ménage et de ne pas revenir sur mon choix. J’ai bien pesé le pour et le contre, d’aucuns diront les avantages et inconvénients ou le positif et le négatif.

Cette nuit-là, je me réveille en sursaut. J’ai comme un éclair, un « truc » de lucidité, comme une évidence qui balaie d’un revers de main mon establishment égotique qui avait si bien bossé pour moi dans ce mécanisme décisionnel. Je ressens comme un malaise à l’idée d’appliquer ce choix. Je sens que la fin de nuit sera compliquée et les retournements sur le matelas se feront au rythme de ceux de mon cerveau.


Au réveil, j’ai l’impression d’être revenu au point départ de ma procrastination, mais aussi d’avoir vécu cette situation par le passé.

J’ai déjà du prendre une décision comme celle-ci. Il y a une trace et mon cerveau en a le souvenir. Punaise, je renouvelle, le schéma est répétitif. Je pensais avoir mon libre arbitre en mode new life, mais bien au contraire j’ai appliqué les bonnes vieilles recettes qui ne m’ont pas toujours servi les meilleurs mets existentiels. Il y a eu une activité cérébrale préexistante qui correspond à mon choix ! C’est certain.


Que s’est-il passé cette nuit ? Je n’ai pas le souvenir d’un rêve particulier, mais juste de « l’heure d’une sensation vraie » qui a sonnée. Je décide alors de faire le vide, divorcer d’avec mes émotions, de mettre à la cave mes attentes, mes repères, mes idéaux, les valeurs arrimées à cette décision. Elles sont le fruit de mon éducation, de mes peurs, de mes blessures qui s’éveillent à cet instant décisionnel. Il est inconfortable et j’ai recherché du confort que j’ai trouvé en puisant dans mes expériences de vie. Mes biais cognitifs ont emporté la mise. Silence maintenant.


J’ai pris le temps d’Être, de nettoyer les constituants de ma conformité. Je me sens libre et engagé sans crainte du lendemain. La confiance est présente.

Je laisse venir, je ressens les fragments de cet éclair nocturne qui flottent comme en apesanteur. Ma respiration est profonde, je l’écoute. Photogramme après photogramme, je visualise ces fragments faire marche arrière avant leur déflagration et ainsi se reconstituer pour former une image qui m’indique le chemin. Tel un noyau dur ancré dans la Terre qui m’invite. Serait-ce un guide ? C’est un guide. Quel qu’il soit, défunt, Ange, Archange, intuition réveillée, je saisis l’appel et change de paradigme. J’ai pris le temps d’Être, de nettoyer les constituants de ma conformité. Je me sens libre et engagé sans crainte du lendemain. La confiance est présente. La nuit porte bien conseil et entendre ses voix tout en étant lové dans les bras de Morphée, donne des clés pour ouvrir de nouvelles portes. Les rêves ne sont pas en reste quant aux messages qu’ils nous délivrent. Se coucher en demandant de l’aide pour clarification permet de se rassembler pour mieux s’aligner le lendemain. Expérience vivante.









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