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Tu doutes ?

Dieu, l’Univers et moi. Le choix des mots sur le chemin de son éveil de conscience n’est pas anodin. Il nous engage…


Elle/lui : Cela m’intéresse, je suis curieuse (au féminin car ce sont très souvent des femmes qui nous parlent de leurs aspirations à l’éveil : ndlr). Je suis ouverte à l’exploration, à cet Univers de l’invisible qui semble avoir le pouvoir de nous confier des messages intimes et merveilleux mais… je doute. Je ne sais pas. 

Le Messager : Tu doutes de quoi ?

- Je me sens perdue, je ne crois pas en ces


prières qui me renvoient à la violence générée par les Hommes au nom de la religion. Les mots me gênent. Qui les a écrits ? Tu me parles d’Anges, de Dieu, de la Source… Quid ?

- Que ressens-tu au fond de ton cœur ?

- Souvent de la peur. Celle de ne pas y arriver. De l’impatience aussi, car je voudrais ressentir de la joie, de l’apaisement. J’ai l’impression que la vie est parfois une punition. Et pourtant je médite ! Dieu que je médite ! Un jour, j’ai l’impression d’avancer puis le lendemain de régresser.

- Penses-tu avoir des pensées négatives ?

- Non, enfin un peu. Je pense plutôt avoir un sens critique, j’ai mon libre-arbitre. Je fais mes choix et je les assume tant bien que mal.

- Malgré cela tu ressens de la frustration, de l’inquiétude, un sentiment d’échec ?

- Oui ou en tout cas de non aboutissement.

- Et donc en ce moment tu te tournes vers l’invisible. Dieu peut être ? Ou l’Univers pour trouver de l’aide ?

- Admettons oui, mais je préfère parler d’Univers ou à l’Univers.

- Ce qui te dérange avec Dieu, c’est la référence religieuse ?

- Oui, le dogme. Je suis libre de choisir mes mots.

- Le concept de Dieu te met mal à l’aise également ?

- Non, je crois en une puissance invisible, Dieu ou autre chose.

- Donc tu laisses ton ego décider à la place de ton cœur ?

- Comment cela ? J’ai l’impression que tu fais du prosélytisme !

- Tu rejettes le mot Dieu car tu l’associes à la religion. Ne penses-tu pas que cela vient de ta « connaissance », de ton éducation, de ce que les Hommes t’ont inculqué, les mensonges qu’ils ont bâtis à partir de la Parole divine transmise de génération en génération ? Ne contribues-tu pas alors, à ton échelle, à pérenniser l’œuvre des falsificateurs des messages d’amour de Dieu ? Ainsi tu fermes les portes de ton cœur à ta propre Vérité. Et tu doutes de tes sentiments.

- Je ne comprends pas

- Si tu n’écoutes que ton cœur, ne ressens-tu pas un appel ?

- Je cherche simplement à me sentir mieux. En m’ouvrant de plus en plus à la spiritualité, je sens que je me rapproche de quelque chose. Je me sens moins vide, creuse. C’est tout.

- Mais en étant, comme tu l’as dit, dans la peur tous azimuts et le contrôle, tu laisses peu de place à l’amour, la confiance, l’écoute de ton âme qui, elle, sait. Tu es dans l’esprit que d’aucuns appellent le mental ou l’égo cherchant à contrôler en permanence tes tentatives de connexions. Il te dit que tu dois être à telle place dans le monde, penser à cela, répondre aux exigences d’autrui, être en conformité… Tes pensées t’occupent et créent une agitation en toi. C’est pour cela que bon nombre se tournent vers le Yoga, le Chi gong, la méditation… pour faire le vide et se connecter à leurs sentiments, leur cœur. Et après leur séance, ils murmurent dans un souffle qui ressemble plus à une expiration profonde libératrice : « Je me sens bien, mieux, plus libre. »

- Que veux-tu me dire ? Que je dois croire en un Dieu ?

- Il n’y a pas de devoir, seulement un chemin et tu l’empruntes, tu expérimentes ta vie, tu médites, tente de prier, consultes les oracles, te mets en ouverture, reçois aussi des messages car tu penses avoir des capacités extrasensorielles, comme beaucoup. Tu dis capter des signes de tes Anges qui te parlent, être davantage à l’écoute de ton intuition et pourtant quand il s’agit de parler de Dieu tu le remplaces par le mot Univers qui appartient au lexique du politiquement correct. Il ne s’agit pas de croire en Dieu mais en ton expérience ici dans ton incarnation pour élever ton âme en conscience.

- Je vais méditer sur le sujet. Après tout, il ne s’agit que de choisir un mot plutôt qu’un autre.

- Non, il s’agit d’être honnête avec toi-même et tes sentiments et d’écouter ton intuition qui te met en joie, en Vérité et en amour.




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