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S’éloigner de ce qui est dérisoire, superflu dans sa vie


Ça nous titille tous un jour ou l’autre, voire tous les jours. Combien de fois n’avons-nous pas ressenti que nous nous dispersions dans des activités et des pensées énergivores ? Assez perdu de temps !




« Je m’attèle à une tâche qui n’a pas de caractère urgent ; je passe des heures à procrastiner sur un point de détail ; je me focalise sur la vie des autres ; je maudis mille fois une personne pour un mot qui a réveillé en moi une blessure ; je grogne tous les matins sur la tenue du présentateur du JT ; je me préoccupe toujours du lendemain au lieu de me consacrer pleinement au présent ; alors que je devrais me mettre en pause, je me laisse envahir par mes pensées négatives et les alimente en soufflant dessus ; j'ai passé deux heures à écouter cette personne, alors que j’avais un truc à faire pour moi, essentiel, pour mon endormissement. » La liste est infinie. Et lorsque les faits se présentent, notre feeling est pourtant clair comme de l’eau de roche, mais nous n’en tenons pas compte. Du moins dans l'instant...


À la fin de la journée, c’est la berezina dans sa tête. Qu’ai-je fait ? Qu’est-ce qui est crucial pour moi ? Pourquoi je m’égare ainsi ? Ne serait-ce pas une fuite en avant ? Je fais du surplace et je suis en colère. Autant de questions qui viennent nourrir la propension à s’attacher à ce qui est insignifiant, superflu et pourtant, nous bouffe l’existence. Nous en sommes responsables et c’est un cercle infernal.


La lecture de cet énoncé, sur la nécessité de s’éloigner du minuscule dans notre vie, se fait sous l’angle spirituel et non psychologique.


La matière que nous sommes et qui nous environne, peut s’avérer dévorante, si nous la considérons comme l’essence exclusive de notre incarnation. C’est elle, alors, qui régit notre quotidien. Nous la subissons dans tous ses états et elle génère en nous effroi, aversion, angoisse, irritabilité, avidité, culpabilité.

Elle nous manipule, nous devenons sa marionnette et notre ego est prêt à nous catapulter un burn-out, histoire de clouer notre corps, pour que nous comprenions, fassions connaissance avec notre Soi. Cette mise en relation avec « notre source » est une option envisageable, à condition de ne pas, comme d’habitude, ruminer, en vouloir à la Terre entière et de considérer sa condition humaine en corps, en esprit et… en âme. Aïe !

Le chemin vers son âme est une véritable expédition et, avant de l’entendre, on use ses semelles. Son chuchotement est perceptible dès lors que l’on commence à cesser de lutter contre les éléments de sa vie et que l’on s’accorde avec un invisible. C’est à ce moment que toute discussion avec Saint Thomas, qui ne croit que ce qu’il voit, est vaine. Chacun son chemin.


Pour les autres, il surgit alors un Cupidon exceptionnel, unique, qui vient d’on ne sait où, et décoche une flèche réveillant l’amour de Soi. Ce qui diffère notablement du ministère de ce dieu de l’amour qui, généralement, livre notre cœur au premier crush venu, pour nous éviter la solitude ou, miraculeusement, nous permettre de vivre l'amour de l'autre mais pas de... Soi.

La priorité est à Soi, s’aimer inconditionnellement pour cesser de se brutaliser en permanence et ouvrir sa conscience à sa vérité qui nous ramène à l’essentiel : ce qui est Éternel. Ne nous en cachons pas, il y a du divin dans cette approche. Le salut de son âme (au sens ne pas lui faire subir des souffrances inutiles pendant notre incarnation) se travaille au quotidien par nos actions et nos pensées. Là est le grand dessein qui nous transporte sur un autre Plan, dont sont exclus les petits et grands tracas de la matière. C’est ainsi que, pas à pas, vaille que vaille, nous parvenons à nous éloigner de ce qui est superflu, insignifiant, dérisoire, minuscule ou, à minima, à être en conscience et envisager que ce tracas ne sera pas éternel, contrairement à notre âme.








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