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Ô mélancolie quand tu nous tiens...


 « Je me sens fatigué, j'éprouve de la difficulté à discerner ce qui me fait du bien ou pas. Je constate le chemin parcouru - parce que je travaille à mon développement personnel, en quête de sens voire de bonheur depuis des années - mais je ne vois aucun accomplissement notable. J'attends une forme d'illumination. Rien de tel ? »




Mais qui parle ? Elle, lui, nous. En prise avec le mental, la rentrée s'avère « malaimante » pour beaucoup d'entre nous. Nous envisageons cet été indien à l'instar d'une marche dans un tunnel, dont la longueur nous est inconnue et source d'anxiété. La saison est propice au sentiment de petite mort après un été meurtrier pour l'un ou une parenthèse enchantée pour l'autre. Dans cette caverne automnale, la Lumière se fait intermittente. L'énergie est fournie par des tiers et nous avons le sentiment de ne pas avoir la maîtrise de notre avenir matériel et même affectif. Tout ce qui vient de l'extérieur est sujet aux aléas : amour, travail, amitié, engagements… Cette matière peut nous échapper à tout moment. Une vraie dépendance énergétique.

Nous pensons, dans notre esprit, que les apports extérieurs sont la condition de notre survie sur cette Terre. Mais il n’en est rien.

S’en remettre à sa Vraie Nature fait grimper sa cote de confiance en soi et s’évanouir ces pis-aller. À l'intérieur de nous, le champ de ressources est infini. Ceci peut nous apparaître du blabla, une méthode bis Coué « Je m’aime, donc tout va bien se passer ». Mais notre vie humaine expérientielle nous a tous révélé, un jour, que le regard de l’autre, les moyens matériels qui assurent notre existence, l’amour terrestre, sont souvent éphémères. Ils sont des outils mis à notre disposition pour vivre dans le bien-être ici, mais ne sont pas une source de paix durable. D’aucuns diront qu’ils sont même potentiellement des « poisons de l’esprit » qui encombrent notre éveil de conscience. Juste dosage à déterminer entre le corps, l’esprit et l’âme, un triptyque à prendre en considération dans notre incarnation.


C'est le moment de s'autoriser à ne pas se juger, ni considérer ses peurs, ni projeter sa vie dans un futur qui n'existe pas ici et maintenant.

Certes, la pression sociale nous incite fortement à envisager notre avenir sous peine d'être catalogué de poisson rouge et d'irresponsable. La gouvernance par la peur nous éloigne de notre source pour nous préoccuper quasi exclusivement de la matière. Ne pas écouter ces paroles anxiogènes, c’est déjà faire un grand pas vers son Soi qui offre toutes les réponses attendues. Step by step.

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